Dans un de mes premiers billets (est-ce un retour aux sources?) je vous faisais part de ma critique de la pièce Le fusil de chasse présenté à l’Usine C.
Place au dévoilement de la nouvelle programmation du calendrier de la saison 2011-2012.
Vous n’avez pas encore mis les pieds à l’Usine C? Qu’attendez-vous?
Premièrement, il est nécessaire de souligner que l'Usine C n’est pas qu’un simple geste immobilier dans ce quartier centre-sud de Montréal. La réutilisation de l'ancienne usine Raymond a permis de préserver une portion d'histoire de ce quartier et de sauvegarder une pièce du patrimoine industriel montréalais. Ce lieu de création constitue en soi un élément majeur dans la relance du développement urbain de cette portion problématique du centre-ville.
De plus, le design à l’état brut ne laisse personne indifférent. La nature industrielle mais à la fois simpliste s’exprime d'abord par le choix de laisser l'édifice de béton presqu'à son état existant. Le béton est nu : ce qui est d’ailleurs l’âme de l’Usine C. On retrouve sur tous les murs une ponctuation de traces, de coupures et de déchirures nous rappelant les gestes humains.
« Parmi les nouvelles salles, c'est sans contredit la plus spectaculaire, la plus esthétique, la plus agréable et la mieux pensée. Allez-y seulement pour le coup d'oeil. C'est un pur ravissement.
Fini le style drab façon polyvalente ou CLSC. Fini le gypse à la tonne et les couleurs qui rendent malade. Quand on entre dans le vaste hall de l'Usine C, on se croit à Berlin ou à Soho. Le béton poli est apparent, les poutres aussi, mais surtout il y a de l'espace à revendre; des kilomètres de pieds carrés (plus précisément 50 000) qui permettent de respirer et donnent envie de danser ou de jouer aux quilles. »
Nathalie Petrowski, La Presse
Dernièrement, allez-y pour la pièce québécoise applaudie partout en Europe «J'aimerais pouvoir rire» d’Angela Laurier qui sera présenté le mercredi 16 et samedi 19 novembre à 20 h. Une histoire réelle – une sorte de confession - mettant en vedette la vie des Lauriers. Un sujet taboo portant sur la psychose familiale et particulièrement la schizophrénie de son frère, Dominique, qui déploie sur scène sa grande silhouette via une discipline de cirque, de contorsion, en guise de parole pour combattre l’enfermement mental. Rafraîchissant et nécessaire.






































